En apesanteur...
Lutjan à lignes bleues ou vivaneau à raies bleues, selon l'humeur... J'attends d'être en meilleure forme pour de nouveau pratiquer la plongée. Il faut dire qu'en France, c'est un peu prise de tête alors qu'à Mayotte, c'était quand même exceptionnelle!!! On avait à disposition un lagon magnifique, avec des récifs frangeants collés aux platiers des plages. Il suffisait de savoir nager avec des palmes, un masque et un tuba pour déjà se régaler à la surface. Suivant la marée, on nageait juste un mètre au dessus des coraux. L'expression "être dans un aquarium" n'était absolument pas irréelle au contraire, on touchait au divin. Je pouvais rester plusieurs heures suspendu au dessus des coraux à contempler les multitudes de poissons, m'amuser avec un poulpe, écraser un oursin et voir l'attroupement carnassier d'un nuage de couleurs. J'avais mes favoris, Il me semble que chaque jour je pourrais vous mettre une belle photo... Pour celles et ceux qui voulaient aller plus loin, il y avait de nombreux clubs de plongée. Une fois quitté les récifs frangeants, il y avait dans le lagon des récifs de corail, parfois immenses, des patates de corail, plus petites et dangereuses en bateau car affleurant la surface et difficilement détectable, et puis tout autour de l'île enfermant le lagon une grande barrière de corail ouverte sur la mer par des passes correspondant aux anciens lits de rivières. Les plongées se faisaient essentiellement dans les passes et notamment celle que l'on appelle "Passe en S", réputée dans le monde entier, réserve naturelle. On n'a pas fait énormément de plongées bouteille avec Céline, histoire financière...!!! Une quarantaine tous les deux soit quatre-vingts à trente euros la plongée, ça commence à faire!!! J'ai connu des personnes qui plongeaient cinq à six fois par semaines...!!! Mais putain, qu'est-ce que j'étais bien en plongée, faisant l'avion en apesanteur, dérivant dans la passe en S au gré du courant, c'était génial pour le solitaire que je suis... J'en ai à raconter des ambiances cristallines et silencieuses...
Vue d'ULM... Cadeau pour mes quarante ans!!! J'ai mis plus d'un an à me décider... Un peu la trouille quand même, à 600 mètres d'altitude... Depuis, on m'a forcé à sauter dans le vide en parapente et de nouveau pour voler à 600 m...
Début du S de la passe en S et plus loin, l'îlot Bandrélé et la passe du même nom où on a fait aussi de très belles plongées.
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